Air France : Le procès de la chemise déchirée du DRH renvoyé en septembre

Air France est sous les projecteurs avec le procès de la chemise déchirée du DRH renvoyé septembre dernier.

Une société gardiennage à Paris témoigne la violence.

L’affaire a coulé beaucoup d’encre depuis octobre 2015. L’inspection de travail avait refusé le licenciement du délégué du personnel accusé par l’entreprise d’avoir bousculé le DRH Xavier BROSETA.

En effet, lors des comités centraux de l’entreprise, Air France était sur le point d’annoncer un licenciement massif de 2.900 salariés, des manifestants ont tenté de surgir à la salle de réunion du comité central de l’entreprise (CCE).

Les salariés reprochent à la compagnie aérienne d’avoir fait appel à des sociétés de gardiennage Paris pour interdire l’accès au siège, selon eux, est une tentative franche d’étouffer le travail syndical.

D’autre part un des neuf agents de gardiennage a porté plainte pour une violence volontaire, au moment où ils avaient tenté de protéger deux responsables de la compagnie aérienne.

Le procès du DRH renvoyé en septembre

Le procès était ouvert le 25 mai dernier au tribunal correctionnel de Bobigny, il concerne 15 salariés d’Air France, parmi eux, cinq salariés poursuivis pour une violence en réunion, avec une possibilité d’une peine de prison et 45.000 euros de prison.

Les caméras de sécurité installées par Air France, la défense de la compagnie a utilisé les actes filmés comme une preuve de la violence contre les agents de gardiennage et les deux responsables. Suite à la demande de la défense, le procès a été renvoyé au 27 et 28 septembre.

A l’approche du procès, le soutien syndical a fait l’actualité. Des milliers de militants ont bloqué l’accès à l’aéroport de Marseille-Marignane et se sont mobilisées pour défendre les prévenus jugés dans le dossier du DRH d’Air France. D’ailleurs, pour eux, il s’agit d’une affaire de première importance.

Air France met en avant la « non-violence » et l’instaure parmi ses valeurs, l’image de la chemise déchirée impacte l’image de la société civile et la réputation de tout le pays. La loi de travail est remise en question à l’occasion de cette épopée.

La colère des salariés, est-elle justifiée ? Sinon, l’action syndicale peut être assimilée à la violence. La question des libertés syndicales se posent, s’ils ne sont pas respectés, la France en tant que pays démocratique, risque de tomber dans le paradoxe, car la vérité reflète que de plus en plus de représentants des salariés souffrent de la discrimination des patrons.

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